Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
LE CADAVRE DANS LA ROLLS de Michael CONNELLY :

   “Bosch commença à entendre la musique alors qu’il roulait dans Muholland Drive, en direction de Cahuenga Pass. Elle lui parvenait sous forme de passage de cordes et de cuivres erratiques qui, en résonnant au milieu des collines brunes asséchées par l’été, se fondaient au bruit blanc de la circulation sur Hollywood Freeway. Il ne parvenait pas à l’identifier, mais savait qu’il se dirigeait vers sa source.”  C’est ainsi que commence “Le cadavre dans la Rolls” de Michael Connely. Cette nouvelle enquête d’Harry Bosch, du commissariat d’Hollywood, revient sur une vieille pratique de la pègre de Las Végas : “Faire chanter le coffre”. Dans l’argot de la Mafia cette expression signifie tuer un individu et abandonner son corps dans le coffre d’une voiture.  La police généralement alertée par l’odeur finit inéluctablement par ouvrir le coffre… C’est d’ailleurs ainsi que débute l’enquête d’Harry Bosch quand le corps passablement faisandé d’Aliso Anthony, un producteur de films érotiques de quatrième catégorie, est retrouvé dans le coffre de sa Rolls.

    L’ouvrage paru en 1997 sous le titre “Trunk Music”, enfin traduit en français par Jean Esch, possède toutes les qualités du polar qui vous embarque en trois pages dans un solide récit d’enquête avec un juste équilibre entre des dialogues gonflés à la testostérone et des séquences narratives hyper structurées. Connely sait tenir son lecteur  en tension  avec un art consommé du dosage des différents ingrédients qui contribuent à la réussite de son roman. Il faut dire que notre homme a été longtemps chroniqueur judiciaire pour le “Los Angeles Times”, manière de faire ses classes d’écrivain  en s’imposant une immersion en eaux troubles.

    “Le cadavre dans la Rolls” est né d’un fait réel qui intrigua Connely en son temps : le meurtre non résolu de Vic Weiss qui fut lui même retrouvé mort dans le coffre de sa Rolls Royce. Connely fit sa petite enquête en interrogeant des témoins de l’affaire, des policiers et des amis de la victime et ce qu’il découvrit constitua la base même de son roman.  Jusqu’au bout l’interrogation reste entière : qui a tué Aliso Anthony ? Le suspense ne se dénouant finalement que dans les toutes dernières pages.  C’est toujours un plaisir de retrouver Harry Bosch et plus encore de le voir triompher d’une enquête qui, dans la réalité, ne fut jamais résolue…

Archibald PLOOM

CULTURE-CHRONIQUE.COM encourage ses lecteurs à se rendre en librairie  afin de soutenir le réseau des librairies françaises. Vous pouvez aussi cliquer sur le logo "Lalibrairie.com", votre commande sera alors envoyée chez le libraire de votre choix. Enfin, hormis "Amazon", la plupart des librairies en ligne que nous vous proposons sont aussi des librairies de centre-ville que nous vous encourageons à découvrir. La santé du livre dépend de la santé des librairies. 

© Culture-Chronique --                                                

--  Les chroniques littéraires Culture-Chronique

--   S'inscrire à la Newletter       

--  Le twitter CULTURE CHRONIQUE   

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :