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LA PROPHETIE DE LANGLEY de Pierre PUCHAIRET :

    « La prophétie de Langley » de Pierre Pouchairet est un véritable uppercut dans le menton. Il ne s'agit pas d'un vulgaire uppercut de Frazier qui nous envoie dans les bras de Morphée en deux rounds mais plus d'un uppercut d’Ali qui, après nous avoir travaillés pendant dix rounds, nous plonge dans le Styx.

   L’auteur nous ballade dans cette ouvre dans différents univers. L’histoire commence dans le milieu de la finance. Ludovic d’Estre, versaillais né le cul dans la soie, est un billant trader dans une grande banque parisienne. Ce « front office » a un « back office » sous ses ordres, Reda Soulami, issu de la banlieue populaire de Trappes, né le cul dans des draps Babou. Les deux sont plutôt amis dans la vie et vont débusquer des mouvements suspects émanant de la « First Islamic Bank ».

   La finance est un monde surréaliste. Théoriquement, il s’agit d’acheter des actions d’une entreprise pour les revendre à plus ou moins long terme avec une plus-value et quelques dividendes quand le CA est de bonne humeur. L’achat d’obligations est également facilement compréhensible pour le fruste que je suis. En réalité, des produits plus ou moins légaux complètent la panoplie du parfait boursicoteur cocaïnomane  comme les prêts cachés ou les paris à la hausse ou à la baisse sur des titres.

   Ludovic paiera de sa vie la découverte des positions baissières de la « First Islamic Bank » sur le titre « EDF ». Dès lors, Reda devient le coupable idéal pour les condés et… les alliés salafistes de la banque. L’univers du terrorisme  qui côtoie celui de la finance… En regardant l’évolution de certains groupes terroristes qui défilent en 4X4 de marque japonaise flambants neufs, armes rutilantes à l’épaule (sans déodorant, c’est haram), on peut émettre deux hypothèses : soit le bonhomme vert de Cetelem aime beaucoup les barbus en babouches ou soit certaines fortunes du Golfe inondent d’actifs pourris le monde mécréant pour mieux d’enrichir et financer le jihad qu’ils n’ont pas les couilles de faire…

   Le dernier milieu visité sera celui de la banlieue qui, par analogie, n’est pas plus pourri que celui de la finance. Les deux ont leurs propres règles et conchient la loi. Reda, en cavale y trouvera des alliés, ses démons de jeunesse et tentera de prouver son innocence avec l’aire du caïd patriarche Fahrid et de la belle Radia. Côté police, seule Johana saisira la complexité du dossier et ses ramifications terroristes. En effet, CIA a officieusement remarqué qu’avant chaque attentat d’ampleur, des mouvements baissiers touchaient des intérêts visés… Peu ont compris pour « EDF », le contre la montre commence. Le danger menace. 

  La narration est simple et directe. Le final est surprenant et l’idée d’une cinquième colonne est magistralement traitée. Le récit est si bien construit, si bien documenté que j’ai bien peur que cette œuvre soit en fait un thriller d’anticipation. Vraiment troublant !

Imanol SIBERNA

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