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AVERS de Dominique QUELEN :

    Ceux qui s’intéressent à l’écriture savent à quel point cette dernière est riche de possibles.  On n'en aura jamais fini  de jouer avec le langage, les mots, les phrases  et au final la possibilité de produire des textes originaux est toujours ouverte aux aventuriers de la langue. Dominique Quélen est l’un d’eux.  L’Oulipo avait, en son temps,  posé la question de la contrainte  comme l’un des aiguillons à la créativité. Depuis près d’un quart de siècle – déjà…- Quélen se contraint (ou pas) à l’écriture, produisant généralement des textes courts  en prose à caractère poétique. Des textes à “mi-chemin” qui sont autant de méditations sur le sens et sur la vie.  Des textes qui ont parfois la fraicheur de l’enfance. “On pue. Ça se peut. Et ça ne se fait pas de demander . On a quelle odeur?  Est-elle comme la trace ou la marque qu’on a du fait d’être singulier?  Ni dans ni hors? Un cas que nul mot ne désigne comme réel.”  

    On ressort de ces lectures successives comme purifié des sens interdits, des sens imposés ou des sens communs.  Dominique Quélen est un activateur de sens, il offre de nouveaux panoramas,  libérant  la perspective d’un langage corseté  et trop souvent stéréotypé. Le lecteur peut en être déséquilibré mais c’est finalement bon signe.  “Poésie. La lire à haute voix pour mieux y être. Les dés font deux. On a une langue très courte.  Un mot. Chaine d’un mot autour de moins d’un son. Voilà un micro-poème.”  N’attendez pas de Quélen qu’il se vautre dans la facilité mais non plus  qu’il se laisse glisser sur la pente de la préciosité.  Comme beaucoup d’auteurs publiés par les éditions Louise Bottu il recherche le vif,  le jaillissement qui vous éclabousse d’un éclat de texte rafraichissant.  Au fond quand on referme ce recueil on éprouve  comme une douce ivresse, celle de celui qui pendant un instant a pu contempler le monde par le prisme  de ces micro-poèmes émettant sur des ondes poétiques à des années lumière de la bande moyenne.

   Il faut donner une chance à cette littérature qui ose et s’engage sur  les pistes escarpées mais superbes d’une poésie qui préfère le surgissement à  la répétition du même. Il y a quelque chose de très moderne dans l’approche littéraire de Dominique Quélen mais une modernité qui trouverait l’écho du galet qui tombe dans la mare d’un temple zen.

Archibald PLOOM

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