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SEANCE 19 : LES RENONCEMENTS :

Les renoncements sont nécessaires mais pas toujours volontaires.

J’ai dû renoncer et je sais que ce n’est pas fini.

On renonce tout au long de sa vie.

Certains renoncements sont des soulagements, d’autres sont des sacrifices.

J’ai renoncé à avoir de longues jambes.

J’ai renoncé à être sportive.

J’ai renoncé à aimer plusieurs hommes.

J’ai renoncé à manger de la crème fraîche.

J’ai renoncé à vivre au soleil.

J’ai renoncé à marcher sur des talons hauts.

J’ai renoncé à être une princesse.

J’ai renoncé à être une femme parfaite.

J’ai renoncé à être égoïste.

J’ai renoncé à manger de l’ail.

J’ai aussi  assumé mes refus de renoncements.

Je refuse de renoncer à mes rêves.
Je refuse de renoncer à la part de l’enfant qui vit en moi.

Je refuse de renoncer à ma liberté de penser.

Je refuse de renoncer aux sentiments amoureux.

Je refuse de renoncer à écrire ma vie comme un roman.

Et je n’ai jamais renoncé à croire en certains de mes principes.

Je crois aux chances que l’on s’offre.
Je crois aux lignes de vie que l’on redessine.

Je crois au futur que l’on s’invente.

Je crois à l’âge que l’on se donne.

Je crois que rien n’est écrit par avance et que si c’est écrit alors rien ne vaut une bonne gomme pour effacer et réécrire l’histoire à sa façon.

Je crois à la vie parce qu’au fond, je suis une grande désespérée et si je n’y croyais pas, la mort serait venue frapper à ma porte depuis bien longtemps.

Et je crois à la thérapie, mais par tranches, comme le cake.

Une petite tranche de thérapie par ci et une autre par là avec des moments de jeun entre, un vide sans thérapie.

Surtout pas  de thérapie en continu sur toute une vie,  ce serait comme marcher avec des béquilles alors qu’on ne boite plus.

Bon si on se tord la cheville, ou se casse une jambe rien n’interdit d’y retourner, le temps que tout rentre dans l’ordre.

J’ai entamé ma tranche et je crois que je l’ai coupée un peu épaisse, c’est meilleur à tremper dans une bonne tasse de thé, plus tard ce sera ma madeleine de Proust.

ALICIA RAHO (2011)  Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

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