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LES CAVALIERS PASSAGERS de Flora MEAUDRE et Vincent BIWER :

Une bombe de confettis. Voilà ma première impression de lecture. Une bombe de confettis tellement éclatante que j’ai lu le roman une deuxième fois.

L’écriture est piquante. Le texte passe du tiède au chaud, en permanence, et sans une once de vulgarité.

Lucie a 25 ans, elle joue au tennis et sa vie sociale est bien remplie. Les rencontres se succèdent. Les hommes. Elle les appelle les cavaliers mais ils ne passent pas tous par l’étape ultime ; le lit. Loin de là ! Lucie cherche plus que l’amour. Elle cherche la connexion parfaite.

Il y a celui qui laisse son numéro de téléphone et qui ne rappelle pas. Ouf ! Il y a celui qui veut des enfants sans même la connaitre. Celui qui préfère avoir un enfant trisomique qu’un enfant gay. À celui-là, elle demande :

« C’est pas normal que des gens aient la liberté d’aimer qui ils veulent ? »

Il y a celui qui embrasse la paume de sa main au petit matin et cette tendresse teintée de respect, Lucie ne l’oubliera jamais. Il y a celui qui est opposé à l’avortement.

Il y a les copines ; Alex, Anna, Léa et les hommes qui font partie de leur ronde ; Julien, Léon, Ludovic.

Il y a la panne. L’homme chez qui la mécanique déraille, alors il compense et déclenche un orgasme magistral. Vive la panne !

Il y a l’homme marié, le pervers narcissique. Il y a celui qui la baise et qu’elle repousse. L’acte ne lui plait pas. L’homme ne lui donne pas envie de jouir mais de vomir.

Elle ose le repousser !

Elle ose. Il repart frustré, mécontent mais ne bascule pas dans la brutalité. Lucie flirte avec le danger. Elle le frôle souvent. La philosophie de la narratrice me plait énormément.

Elle dénonce un fait de société normal, complètement banalisé. Un fait de société d’une violence inouïe :

Elle dénonce les rapports sexuels sous contrainte. Au sein du couple.

Les rapports sexuels acceptés par les femmes pour avoir la paix ou pour faire plaisir à celui qu’elle aime.

Lucie s’extirpe de son corps et son esprit s’évade, ce n’est pas trop difficile. Le plus dur, c’est de répondre aux attentes, aux regards et aux questions.

Enfin, il y a l’amour et Lucie le reconnait tout de suite. L’amour arrive avec la joie, l’espoir et la tendresse. C’est un miracle.

L’auteur(e) est d’un naturel désarmant. J’envie sa liberté. Elle a ôté tous les corsets et ça fait du bien. Flora Meaudre nous rappelle que notre corps nous appartient. Nous sommes donc libres d’en faire ce que bon nous semble.

La quête de Lucie fait suite à une rupture douloureuse. Elle appuie sur la plaie pour en expulser le pus.

Il y a deux noms sur la couverture car le roman est enrichi d’illustrations de Vincent Biwer.

Le ton de Flora Meaudre vous plaira autant qu’à moi, j’en suis sûre !

Annick FERRANT

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