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LES SABLES DE L’ARMAGOSA de Claire VAYE WATKINS :

    “Les sables de l’Armagosa” est le premier roman de Claire Vaye Watkins publié par Francis Geffard dans la collection “Terres d’Amérique” chez Albin Michel. Quand on connait la qualité du catalogue de cet éditeur on sait que  ce choix n’est pas dû au hasard.  La collection “Terres d’Amérique” nous propose une littérature qui sort des sentiers battus d’une Amérique conquérante  et dominatrice.  Francis Geffard nous propose plutôt une Amérique intérieure loin des grandes places financières, plutôt celle des laissés pour compte et des perdants du rêve américain. “Les sables de l’Armagosa” ne déroge pas à la tradition en nous proposant un incroyable scénario climatique qui voit la Californie subissant une terrible sécheresse  au point de voir l’eau quasiment disparaitre du territoire. Le scénario est d’autant plus apocalyptique que dans la région de Central Valley tous les habitants ont fui devant l’avancée d’une immense dune de sable mouvant qui détruit tout sur son passage.  Seuls quelques marginaux n’ont pas quitté les lieux et vivent à l’intérieur d’un secteur brûlé par la chaleur et accablé de sécheresse.

    Dans une maison abandonnée d’une ancienne starlette d’Hollywood  Luz Dunn, un ancien mannequin, et Ray un militaire qui a déserté, vivent une existence curieuse au sommet d’une colline qui surplombe un désert de villas et de pavillons abandonnés.  Ils sont abimés dans un présent qui semble avoir basculé vers une éternité brûlante dont la seule certitude tient à l’absence d’avenir. Mais l’arrivée d’une drôle de gosse livrée à elle même va modifier leur appréhension de la réalité.  Désormais ils vont imaginer un autre avenir  et abandonner leur attentisme contemplatif et se mettant en marche vers l’Est avec l’espoir de retrouver une communauté animée par un sourcier visionnaire.

   “Les sables de l’Amargosa” est un ouvrage hypnotique qui nous entraine au bout d’un scénario climatique certainement dystopique et pourtant furieusement plausible. Jusqu’à la dernière ligne le lecteur est portée par cette fable de l’errance qui fait surgir du texte une beauté brute et sublime merveilleusement traduite Sarah Gurcel.

Archibald PLOOM  

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