
Après une semaine dans big apple, je vais finir par revoir mes réticences sur les clichés : cette ville ne s'arrête que très peu et l'énergie déborde. C'est vrai. Certes, hier vers minuit et demie, Brooklyn baissait pavillon (juste le temps d'apercevoir un très beau graf "I love jew work") et East Village, nos pénates, n'en menait pas large non plus. Mais après le week-end, difficile de dire autre chose sur cette ville.
A part cette manie de nous demander nos papiers à l'entrée des boîtes (21 ans, quand même...) les ricains nyctalopes sont très ouverts. On a ainsi pu s'incruster dans une partie de scrabble qui se déroulait au Fat Cat's, un bar jazz de Greenwich ou les jeunes jouent au ping pong, au backgammon ou donc, au scrabble... Nos compagnons de table étaient sympas mais un brin naïf puisqu'on les a explosés, en anglais... Mon Albatros a réussi un très beau mot compte triple "moviech", word from the 13th century to define movies... Plus c'est gros...
Les boîtes de nuit seraient le seul hic. Le R&B de merde, moi... Mais nous déambulons plutôt avec abnégation dans les bars où l'on rencontre plein de types drolatiques, notamment un jeune gay aux conclusions sociologiques imparables "french gay are said to be in a very role state of minde (active passive) because you're a very sexual nation. IN NYC, gays are very family state of mind, they want the ultimate social recognition they lack... Je ne me prononcerai pas sur la véracité du propos, mais la capacité de segmenter à la machette m'interpelle.
Les boîtes de jazz, en revanche, quelle gifle ! Passé 3 heures au Small's avec un warm up comme tu en vois peu en France puis 2 heures culte avec les jazz prophets, sextet aux cuivres surpuissants et des musiciens hyper open quand tu viens tchatcher avec eux.... Le duc des Lombards, aussi bon soit-il en programmation, ne peut rivaliser en termes de "cool"...
Nous avons éclusé l'incroyable MOMA avant de s'en remettre plein les mirettes au MET mais les spectacles les plus surprenants restent live, notamment l'improbable interactivité des films au ciné... Les types commentent encore les actions, je croyais que ce n'était qu'en Californie, mais ici aussi, l'éducation au 7ème art n'a pas l'air d'être une priorité....
Sinon, je maintiens que le footing est un excellent moyen de découvrir une ville : comment visiter 15 kilomètres en voyant tout en seulement une heure et demie ? D'accord faut s'étirer après et ça tire un peu, mais je vais me laisser retenter tout de suite... That's all folks !
Vincent EDIN (2011)
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Le blog de Vincent EDIN
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