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L’ÊTRE RELATIF de Guylian DAI :

« L’être relatif » est un roman futuriste. Dans le monde de Guylian Dai les humains sont tous fichés, les hommes sont devenus des pions localisables à chaque instant. L’auteur nous affole, il active tous nos neurones car nous vivons effectivement une période hyper connectée et nos libertés individuelles sont menacées et bafouées. Que risque-t-il d’arriver ? Guylian Dai à écrit une fiction saisissante. C’est mobile, comme dans une vitrine animée.

Ce texte impose une certaine exigence. Ne fuyez pas, ce n’est pas difficile à lire. Il suffit de se relier à la longueur d’onde de l’auteur, c’est l’unique condition pour passer un bon moment. Lisez deux pages, fermez les yeux, imprégnez-vous de l’atmosphère du roman et recommencez. Il faut entrer dans la dimension de Guylian Dai et s’insérer dans son paysage. Ses frontières s’étirent du fantastique au philosophique et s’arrêtent sur une plage politique. Monsieur le Président, ne cherchez plus de Ministre du travail, vous avez Guylian Dai !

Ilhan a eu un accident de voiture. Déjà, il n’aurait pas dû avoir cet accident. Il a enfreint les règles, il a conduit en mode manuel et ce n’est pas autorisé. Ilhan perd connaissance et se réveille à l’hôpital. Ilhan Jung. Son nom lui est complètement inconnu, il ne se souvient de rien. Heureusement, la médecine apporte des réponses sur tout, la médecine n’est plus que technologie. Ilhan part à la recherche de lui-même et il est constamment dérouté. Il a la sensation d’être manœuvré. On lui a inoculé des faux souvenirs, il le sent. Il est manipulé, il le sait.

Le point fort du texte, c’est l’écriture originale et si belle de Guylian Dai. Elégance, souplesse, distinction, finesse. Ça fait beaucoup vous me direz et bien non, ce n’est pas encore assez. La qualité d’écriture de Guylian est supérieure à la norme.

Le paradoxe, c’est que dans son texte, les êtres humains ont perdu leur liberté de mouvement mais que lui Guylian, s’en est emparé. Rien n’est statique. Il y a du mouvement dans chaque phrase, les gestes sont finalisés à l’extrême pour notre plus grand plaisir. Dans « l’être relatif » les détails ne se transforment jamais en longueurs, notre œil accompagne chaque geste, des images précises se dessinent dans notre esprit. Ilhan court après sa mémoire et on le suit. On se pose des questions, on se demande où le romancier veut nous amener et on obtient des réponses. Les visions sont parfois drôles, l’auteur aime nous surprendre !

J’ai plongé avec plaisir dans le genre de Guylian Dai et je m’y suis sentie bien.

Annick FERRANT

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