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CELLES QUI REGARDENT – CARNET DES MAISONS :

   Le petit ouvrage publié par Marcelline Roux  “Celles qui regardent – Carnet des maison” aurait pu  s’appeler  “Une maison pour soi”, manière  de clin d’oeil à l’oeuvre de Virginia Woolf qu’elle connait si bien. (http://www.culture-chronique.com/chronique.php?typeid=23).  La proposition littéraire de Marcelline Roux  - aidée  de la dessinatrice Francepol qui illustre son propos -  nous plonge dans ce curieux moment de l’existence où l’on part à la recherche d’une maison.  “Au début, ils ont l’âge de vouloir une maison : un lieu  pour planter des arbres et attendre la lumière du soir.”  Une quête donc, celle d’un lieu où faire sa vie,  d’où l’on partira le matin et où l’on retrouvera ses amarres le soir. L’écrivain traite avec  humour et poésie de la recherche  de ce toit  qui protégera du froid, des intempéries et parfois aussi des vicissitudes de l’existence. Cheminant, l’auteur évoque  aussi des lieux emblématiques  où d’autres ont vécu,  le triste Ouradour,  le mas-Revéry de Deleuze à Saint Leonard, la maison de Marguerite Duras à Neauphle, l’évocation du peintre  Jules Leroy  qui a su saisir le ciel du Nord sous son pinceau .

  Marcelline Roux n’oublie rien de cette quête exigeante et surtout pas les fatigues. “ Appel téléphonique pour la maison de la vieille ville. La fatigue du jour dit que c’est mal parti  : droit de passage, bien surévalué, nombreux travaux, au-dessus de leurs forces.  Toujours les maisons obligent à évaluer leurs forces : jusqu’où aller et investir pour donner une âme à un lieu?” Tout tient finalement dans ce calcul des forces en présence,  savoir  dépenser ce qu’il faut  sans être englouti par un projet qui annulerait  les plaisirs et les jours d’un bonheur promis.  L’écrivain construit  une jolie maison d’encre qui va finir par ressembler à celle qu’elle finira  par rencontrer un jour de mars. “Petite et poétique : une maison de grand-mère aux volets verts, au jardin à l’ancienne, tirée au cordeau, avec un parquet, une cuisine et deux placard en bois.” Une autre vie peut commencer et le lecteur aura cheminé dans ce carnet des maisons qui révèlent  autant de récits que de demeures possibles, comme  un chemin de vie qui se chercherait  entre les murs. 

Archibald PLOOM  

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