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POURQUOI LES OISEAUX MEURENT de Victor POUCHET :

Voici une histoire sensible, agréable à lire et portée par une belle écriture.

Il pleut des oiseaux morts en Normandie. Il pleut des oiseaux morts, un homme regarde le reportage et hurle : C’est chez moi !

Le narrateur a 29 ans. Cette pluie d’oiseaux le touche au plus profond de lui. Elle va chercher l’enfant qui a regardé son perroquet se suicider en se fracassant contre sa cage. Elle va chercher le petit garçon qui recevait une carte postale de sa grand-mère : Le pigeon va très bien. L’adulte n’a pas oublié. Ces oiseaux tapis au fond de lui n’attendent qu’une lucarne pour s’envoler. L’averse d’oiseaux morts libère ceux du narrateur.

Il veut percer ce mystère et pour cela, il doit remonter le cours de la Seine. Le fleuve est un coffre. Le fleuve détient le secret ornithologique. Le narrateur imagine un scandale chimique. Il embarque sur le Seine Princess, un bateau croisière qui rallie Paris à Honfleur.

Sur ce bateau, c’est comme si le narrateur m’avait pris par la main. J’étais avec lui. J’ai tout vu, j’ai tout vécu. C’est la force de l’écriture de Victor Pouchet. Nous tenir à ses côtés et nous garder.

Il traque tous les épisodes d’animaux tombés du ciel. Les hannetons et les grenouilles de la genèse, 32 millions d’abeilles au Canada,10 millions de moineaux exterminés sous les ordres de Mao. Les sirènes ne sont pas des femmes poisson selon Homère mais des femmes oiseau, c’est pour ça que leur chant est si beau.

Le narrateur arrête sa croisière à Rouen. Il retourne sur les pas de son enfance, à Bonsecours, là ou tout a commencé. Il examine le champ où s’est abattu la pluie d’oiseaux et un voisin raconte. Les toits abimés, l’enfant blessé sur sa balançoire. Son enquête le conduit de la cathédrale au musée d’histoire naturelle de Rouen. Le fondateur du musée porte son nom et c’est le début d’une enquête dans l’enquête.

Le mystère de la pluie d’oiseaux morts s’épaissit, la crise devient mondiale. Peut-être un suicide collectif ?

Je m’arrête un instant sur la couverture et je vous invite à l’étudier car elle résume toute l’histoire. Elle est vive, colorée, très belle. De loin, c’est une planche représentant une vingtaine d’oiseaux et de près, on s'aperçoit qu’il y en a plus de cinquante. Tous différents. Un numéro est associé à chaque volatile et à la fin du livre il y a une page intitulée : Casting de la couverture.

Ce roman est riche, profond et léger. Il est empreint d’une ambiance qui m’a beaucoup plu.

 

Annick FERRANT

 

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