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NULLE PART SUR LA TERRE de Michael FARRIS SMITH :

     On peut vivre à Oxford sans être un universitaire anglais qui plus est quand le Oxford en question se trouve dans le Mississipi et que vous êtes en vérité  un auteur américain  qui s’apprête à rejoindre la famille des grands écrivains du Sud des Etats Unis. En effet Michael Farris Smith après “Une pluie sans fin”, qui avait déjà retenu l’attention des amateurs de prospective dystopique, confirme un talent d’écriture d’une incroyable puissance narrative avec “Nulle part sur Terre”, un roman sur fond de paysages désolés de la campagne américaine, celle dont on ne parle évidemment jamais ; une Amérique des perdants, des laissés pour compte, de ceux  qui ne possèdent  rien ou presque.  “Sous l’abri était garé un vieux pick-up Ford dont la peinture rouge d’origine n’apparaissait plus que  par endroits, le reste de la carrosserie ayant pâli et viré à l’orange. Il s’en approcha et passa la main sur les flancs du véhicule. Comme s’il caressait un cheval. Une fêlure craquelait toute la largeur du pare-brise et le hayon était légèrement enfoncé. Les pneus étaient essouflés et le plateau rouillé aux quatre coins. Un pneu de rechange gisait à l’arrière. Il ouvrit la portière et s’assit derrière le volant.”   Celui qui monte dans le vieux pick-up  c’est Russel qui rentre chez lui  après avoir passé onze ans en prison.  Tous ses amis ont eu le temps de se marier et de construire une famille.  Russel pense avoir payé sa dette avec la société et le passé mais dans sa ville natale  certains  ne l’entendent pas  ainsi. 

   “Nulle part sur Terre” est un roman âpre qui peint des personnages qui se battent pour préserver leur existence.  On pense évidemment aux grands ainés, Sam Shepart, Cormac McCarthy, qui ont su  rendre  une Amérique  battue par les vents, l’égoïsme et la solitude.  Mais Michael Farris Smith -  remarquablement traduit par Pierre Demarty - démontre  qu’il est un grand amoureux du langage et qu’il a su se forger un style original et d’une grande intensité narrative. A découvrir absolument. 

Archibald PLOOM  

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