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MON GAMIN de Pascal VOISIN :

   « Mon gamin » n’est pas un roman qui se lit, c’est un roman qui se regarde. L’auteur exerce la profession de réalisateur et ça se sent.

Les écrivains se demandent souvent si la couverture de leur livre peut déclencher une pulsion d’achat ou si le titre est important. Je répondrais « pas toujours, mais ça arrive »

Ce roman m’a accroché l’œil et j’ai hésité une seconde de trop ; il était déjà dans mes mains. Quand je l’ai ouvert, je ne m’attendais pas à une histoire aussi attachante ni à une intrigue si bien ficelée.

La mise en scène est étonnante et je n’ai compris l’importance du titre « Mon gamin » que dans les toutes dernières pages.

Au début pourtant, rien de folichon. Thierry Poivet, chanteur adulé sous le pseudonyme de Marc Alder se rend à Champs-Choisy son village natal après 40 ans d’absence. Il s’y rend pour les funérailles d’Emelyne, la seconde épouse de son père. Un séjour court.

Les souvenirs affluent. Thierry revient en pensées sur le dernier été qu’il a passé dans son village, un été gorgé d’odeurs, un été gorgé de fluides corporels, de sang et de musiques.

Champs-Choisy est un village minuscule, tout le monde se connait. Thierry nous présente les acteurs de sa bourgade les uns après les autres.

Au cœur du village, il y a une structure d’accueil pour malades mentaux. Thierry y a travaillé ce fameux été et son père en était le Directeur. Le lecteur fait la connaissance de Francis « débile léger » qui voue une adoration à Thierry. Francis entretient et fleurit la tombe de la mère de Thierry et il lui a promis de toujours veiller sur « son gamin »

Tout ça c’est bien joli, me direz vous, mais ça n’en fait pas un roman d’exception.

Alors là, il y a le petit truc en plus. L’auteur fait glisser les personnages et les circonstances. Il place Thierry dans des situations pittoresques qui ne basculent jamais dans le burlesque. Il ajoute du suspens. On dévore les pages, on veut savoir ! Le romancier tourne en dérision les événements les plus graves, il les allège et pourtant l’histoire reste solide, profonde et plausible. Puis, ne le dites à personne mais Pascal Voisin casse les codes ; il fait parler un cadavre et nous, on rigole dans notre canapé.

Quand un réalisateur écrit un roman, les pages s’allument et s’animent.

J’ai passé un moment délicieux.

 

Annick FERRANT

 

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