
"Dance, dance, otherwise we are lost". Je m'en allais donc hier voir un film dont l'exhortation finale est "guinche, guinche, sinon on est foutus". Moi... Moi dont les goûts en matière de baile sont à peu près ce que le sandwich aux rillettes est à la gastronomie. J'aime les chorées de Claude François, voyez-vous ? Que ne m'étais-je embarqué dans cette galère fors ne pas me montrer buté auprès de la belle personne qui m'avait demandé de l'accompagner ?
Première surprise des plus agréables: j'ai enfin compris à quoi sert la 3D. Pour Avatar, j'avais trouvé cela confondant de frime sans rien apporter… Là, si. Avec la 3D, les corps dansants virevoltent vraiment face à nous et nous invitent à les rejoindre. N'ayant pas pris de LSD, je ne me suis pas levé dans la salle comme dans un mauvais remake de "Hair" français, (Note pour plus tard, un "Cheveu" avec Romain Duris, Marion Cotillard, Audrey Tautou et Catherine Deneuve en Pygmalion, ça en jetterait, non ? Non...) mais je les ai vraiment vus s'affairer tout près.
Bon, donc, la 3D c'est efficace, mais ce n'est pas tout. Le film est sous-titré, mais je ne saurais vous dire depuis quelle langue. Officiellement, Bausch parle allemand, et ses danseurs sont français, sud-américains, russes, américains, italiens et des asiatiques aussi... Le premier miracle du film tient là: elle a recréé une tour de Babel dans sa compagnie : toutes ces langues qui s'ignorent, se comprennent dès que les corps dansent.
Outre la 3D et les différences langagières, je fus enchanté de voir que l'on peut faire de la danse contemporaine sans prêter une attention démesurée au corps. Pour danser, mieux vaut avoir une certaine condition physique (certaines scènes sont, du point de vue de la gesticulation, à couper le souffle) mais Bausch travaille avec des jeunes et des vieux et pas uniquement des musclés, des ciselés, des apprêtés, des beaux. Elle vomit Lagerfeld et c'est assez rassérénant.
Du coup, on se sent plus proche de ces danseurs qui évoluent dans des décors poétiques, on en viendrait presque à vouloir les rejoindre alors, mais un reste de pudeur nous fait rester là où nous sommes. Et on y est bien, posés devant un film qui mêle des témoignages très émouvants de grands danseurs expliquant qu'elle a changé leur vie et des reprises de ballets d'une incroyable diversité.
Je ne dis pas que je reverrai nécessairement le film, de peur d'abîmer l'émotion ressentie hier; en revanche, je ne dirais pas forcément non à l'invitation d'un ballet et ça c'est un miracle qui vaut largement la résurrection du Christ que nous célébrons aujourd'hui...
. Je m'en allais donc hier voir un film dont l'exhortation finale est "guinche, guinche, sinon on est foutus". Moi... Moi dont les goûts en matière de baile sont à peu près ce que le sandwich aux rillettes est à la gastronomie. J'aime les chorées de Claude François, voyez-vous ? Que ne m'étais-je embarqué dans cette galère fors ne pas me montrer buté auprès de la belle personne qui m'avait demandé de l'accompagner ?
Première surprise des plus agréables: j'ai enfin compris à quoi sert la 3D. Pour Avatar, j'avais trouvé cela confondant de frime sans rien apporter… Là, si. Avec la 3D, les corps dansants virevoltent vraiment face à nous et nous invitent à les rejoindre. N'ayant pas pris de LSD, je ne me suis pas levé dans la salle comme dans un mauvais remake de "Hair" français, (Note pour plus tard, un "Cheveu" avec Romain Duris, Marion Cotillard, Audrey Tautou et Catherine Deneuve en Pygmalion, ça en jetterait, non ? Non...) mais je les ai vraiment vus s'affairer tout près.
Bon, donc, la 3D c'est efficace, mais ce n'est pas tout. Le film est sous-titré, mais je ne saurais vous dire depuis quelle langue. Officiellement, Bausch parle allemand, et ses danseurs sont français, sud-américains, russes, américains, italiens et des asiatiques aussi... Le premier miracle du film tient là: elle a recréé une tour de Babel dans sa compagnie : toutes ces langues qui s'ignorent, se comprennent dès que les corps dansent.
Outre la 3D et les différences langagières, je fus enchanté de voir que l'on peut faire de la danse contemporaine sans prêter une attention démesurée au corps. Pour danser, mieux vaut avoir une certaine condition physique (certaines scènes sont, du point de vue de la gesticulation, à couper le souffle) mais Bausch travaille avec des jeunes et des vieux et pas uniquement des musclés, des ciselés, des apprêtés, des beaux. Elle vomit Lagerfeld et c'est assez rassérénant.
Du coup, on se sent plus proche de ces danseurs qui évoluent dans des décors poétiques, on en viendrait presque à vouloir les rejoindre alors, mais un reste de pudeur nous fait rester là où nous sommes. Et on y est bien, posés devant un film qui mêle des témoignages très émouvants de grands danseurs expliquant qu'elle a changé leur vie et des reprises de ballets d'une incroyable diversité.
Je ne dis pas que je reverrai nécessairement le film, de peur d'abîmer l'émotion ressentie hier; en revanche, je ne dirais pas forcément non à l'invitation d'un ballet et ça c'est un miracle qui vaut largement la résurrection du Christ que nous célébrons aujourd'hui...
VINCENT EDIN (2011)
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Le blog de Vincent EDIN
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