
À force de me torturer l’esprit, je me demande si au final, je n’y mets pas plus de bazar avec cette thérapie, si je ne remue pas toute la boue qui rend ma vision de plus en plus floue.
Une chose est certaine, il ne faut pas aller chez un psy pour régler des problèmes de couple, mais des problèmes personnels.
Le psy n’est ni un magicien, ni un gourou, ni un curé, ni un voyant, ni un médecin, ni un super-héros. Il est un être humain, avec des défauts, des défaillances, et il ne possède pas la science infuse. Parfois décevant, jamais gratuit et personne ne garantit le résultat. Ces séances m’ont fait réfléchir . Et de mes réflexions émerge cette conviction :
« Je crois au couple envers et contre tout. »
Dans ce monde de changements permanents, de surconsommation, de zapping, comment maintenir le couple en vie et longtemps ?
Comment éviter son éclatement, sa mort ?
Est-il voué à l’échec, est-il une cause perdue ou une utopie ?
Autant de questions qui me hantent et dont je ne connais pas les réponses.
Comme un cheval avec ses œillères, j’avance en me disant que j’ai raison d'espérer, de croire que je peux y arriver.
Mon idéal serait de réussir à faire vivre l’amour dans mon couple tout au long de ma vie.
Je ne conçois pas ma vie sans amour ou en solitaire.
Je suis un animal de compagnie qui a besoin de vivre à deux, d’aimer et d’être aimé.
J’attends que dans mon couple nous soyons réciproquement des amis, des aimants et des amants à 30 ans comme à 80.
Je veux pouvoir me dire, qu’à 80 ans des gestes de tendresse resteront, même si la sexualité a disparu.
Mais ce n’est pas inéluctable, pour certains, la sexualité se prolonge tout au long de la vie, pour d'autres elle se transforme ou est transcendée. Nous ne sommes pas tous égaux sur le chemin.
Le couple nécessite de réviser ses fondements, d’y intégrer de la souplesse, du renoncement, de la compréhension, de l’ajustement et toujours avec beaucoup d’amour et de tolérance.
Le couple oscille constamment, entre les désirs et volontés de chacun des partenaires.
Il est des couples où s’impose unilatéralement la vision de l’un
J’aime que mon couple s’équilibre et nous berce en basculant d’un côté à l’autre, comme le balancier d’une pendule, un mouvement perpétuel de va-et-vient et qui ne prendrait jamais fin.
ALICIA RAHO (2011)


