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SEANCE 28 : LES VACANCES :

Les vacances imposent une coupure dans la thérapie, avec le risque de ne pas vouloir y retourner.

Je m’aperçois que sans, je me prends moins la tête.

Mais les vacances font surgir la question : «  Qu’est-ce qu’on met à la place du travail ? » Un espace-temps se libère, s’ouvre une brèche et surgissent les problématiques enfouies.

A la veille des vacances, il n’est pas rare, que le couple se craquelle un peu, comme la coquille de l’œuf quand le poussin va sortir.

Ce qui a été retenu, éclot.

Comme la pièce de monnaie qu’on lance en l’air sans pouvoir prévoir sur quelle face elle va retomber sur la main, eh bien on ne peut pas parier sur ce qui éclot.

Une chance sur deux que cela impacte positivement ou négativement les vacances.

Les longs trajets en voiture la nuit sont propices aux bavardages, plus on roule plus on avance dans la nuit, plus les échanges sont profonds et  intimes, rouler  encourage le dévoilement et permet d’avancer au propre comme au figuré.

Les acharnés du travail relâchent la pression et tombent malades pendant les vacances .

Gérer le couple pendant les vacances non organisées est un challenge , car les vacances en club , quand on croule sous les activités, permettent au fond d’éviter de se retrouver à deux.

Nous, nous pratiquons le travail en vacances, nous arrivons à nous persuader que nous ne pouvons nous interrompre, donc nous nous déplaçons à 4 : lui, moi et notre idée respective du travail , cela remplit largement le coffre de la voiture, notre esprit et nos journées. J’ai beau rembobiner, je me demande si une seule fois nous avons rompu avec nos activités professionnelles alors que nous étions en vacances.  Je dois me résoudre à conclure que non ! De quoi avons-nous peur ?

De nous ennuyer ? De nous retrouver ou au contraire de nous perdre ? Simplement, passer du rythme, vraies vacances à deux, à un retour au rythme de travailleurs acharnés, est un tel changement radical qu’il en devient intolérable. Ce déséquilibre peut provoquer un tel chamboulement que l’on prendrait le risque de devenir récalcitrant à la reprise de la vie d’avant-vacances.


Finalement c’est par protection que nous continuons de travailler pendant les vacances. Pour éviter la rupture , mais la rupture engendrerait l’innovation, et l’innovation, le changement et le changement engendrerait une nouvelle  gestion de la vie de couple et du travail, ou,  et cette éventualité nous fait mettre les freins, un nouveau couple et un nouveau travail …

Pour les prochaines vacances au bénéfice du doute, nous ne changerons pas nos habitudes pour ne pas prendre de risque... 

ALICIA RAHO  (2011)

Lire l'épisode 29

Texte tiré de Monologue avec mon Psy ©

 Le Facebook d'Alicia RAHO 

Le site de l'illustratrice 

 

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