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SEANCE 32 : CROIRE OU NE PAS CROIRE :

Ma croyance  en Dieu s’est envolée avec la fréquentation quotidienne d’un  cancer du pancréas… Pas du mien évidemment sans quoi je ne serais pas là pour en parler !

Cette foi n’était ni assez solide, ni assez ancrée me diront les purs croyants.

D’ailleurs en quoi sont-ils si purs ?

En quoi leur vie est  à l’image de ce qu’ils prônent ?

Je me suis fait draguer pendant des mois par un père de cinq enfants qui allait à la messe tous les dimanches, et qui devait certainement  au moment de la communion séparer brutalement la maman de la putain.

Il me voyait sans doute plus adaptée au rôle de putain que sa tendre et douce.

Faire l’amour  pour procréer finit par inhiber le désir, la fantaisie et l’envie.

Un catho bien propret endimanché et coincé  suscite en moi des réactions de rejet et d’agressivité  qui me surprennent souvent par leur brutalité.

Je lui dirais « Désolée, je n’ai pas digéré l’ostie que vous avez acceptée dimanche dernier à la messe,  elle a du mal à passer… »

Ces gens là me donnent envie d’être méchante.

Diable je me souviens de moi ado discrète et timide mais écrivant des brûlots dans mon journal intime.

Voilà que cela me reprend

Avec cette thérapie je reviens au mode « Crise d’adolescence » aigue » ! Les boutons que je n’ai pas eus à l’époque vont-il ressurgir ?

Non car ce n’est pas une crise de croissance mais de croyance.

Là réside le cœur du problème.

Je tourne toujours autour de ce vieux pot antédiluvien.

Et je reviens à chaque fois à cette conclusion.

Je ne CROIS pas !

Pour éprouver de la compassion faut-il croire ?

J’entends tant de personnes se vanter  de s’occuper des autres, de l’univers, du monde entier et pourtant  quelle désertion de leurs proches. Vieux parents, jeunes enfants sont laissés à l’abandon au profit de grandes causes fumeuses.

Par ici messieurs dames aux grands cœurs, on vous attend !

Le message caché  «  Tout est bon, pourvu que je ne m’occupe pas des miens. »

Pour ma part je n’ai pas la prétention de sauver le monde, j’ai déjà bien du mal à me sauver moi-même.

Je me situe à mi-chemin entre l’athée  et l’agnostique ce qui n’est pas toujours confortable.

Si les bouddhistes avaient raison ma punition serait sans doute de me réincarner en bonne sœur.

Je prie en toute laïcité  pour qu’ils aient tort !

ALICIA RAHO (2011)

Lire la séance 33

Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

Le Facebook d'Alicia RAHO 

Le site de l'illustratrice


 

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