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SEANCE 34 : LA MALADIE :

Elle rôde tout autour de nous.

Elle est effrayante.
Elle frappe à droite, à gauche.

Je ne suis pas assez courageuse pour devoir affronter une maladie grave. Il vaut mieux que je ne tombe jamais vraiment malade ce sera plus simple pour tout le monde.

Dans son dernier livre «  La voie » Edgar Morin  écrit :

« Antonio Damasio montre que les états joyeux, qu'ils soient réellement ressentis ou seulement " imaginés" sont salutaires pour l'organisme : la coordination  physiologique est alors optimale.  Il faut donc chercher la joie par le décret de la raison, même si cette quête est chimérique et se détacher des émotions négatives comme la peur,  la colère , la jalousie, ou la tristesse. »

Alors exit la mélancolie aussi !

Il me reste du travail à réaliser, un bon coup de balai pour chasser le gris et le noir de ma vie.

Des pots de peinture pour  donner  des couleurs à ma réalité.

Je m’achète des DVD de comédies toutes bêtes, et je ris !

Malheureusement je n’ai pas le rire facile.

Je m’interroge souvent sur ce qui me fait rire de bon cœur.

Je réalise que je ris bêtement quand je vois quelqu’un tomber.

La joie ?  Est ce que je ressens ce sentiment de joie ?

Trouver la joie. Se réjouir au lieu de se plaindre.

Si je suis honnête avec moi même, je n’ai pas la joie spontanée. Je vois d’abord le verre à moitié vide.

Et pourtant ne pas être malade  devrait être source de joie.

Pouvoir se lever le matin sans se demander combien il reste de jours à vivre, suffirait au plus grand des bonheurs.

Je dois m’imaginer éternelle, immortelle.

Ce ne sont ni la réincarnation, l’au-delà ou le paradis qui me sauveront de la mort.

Une bonne grippe qui vous cloue au lit, ou une abominable gastro qui vous fait rendre boyaux, sont des remèdes immédiats à la prise de conscience de la fragilité de la  vie.

Quand je suis salement malade, je crois mourir, je pense que tout est fini pour moi dans ce monde, que finalement je trouve tout à coup très à mon goût. Et puis remise sur pied je me promets de ne plus céder à la mélancolie, que le ciel soit gris souris ou bleu azur  je me réjouis de pouvoir encore profiter de la vie ...  

ALICIA RAHO (2011)

 Lire la séance 35

Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

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Le Facebook d'Alicia RAHO 

Le site de l'illustratrice

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