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LACHER PRISE AVEC SCHOPENHAUER : UN ESSAI DE CELINE BELLOQ :

Je venais de lire L’art d’être heureux à travers 50 règles de vie de Schopenhauer

Je ne suis pas une inconditionnelle des règles, bien au contraire, mais si elles peuvent aider à mieux vivre je n’étais pas contre, et  de cet ouvrage je n’en ai conservé  qu’une : « Ne pas vouloir à tout pris être heureux mais faire en sorte de ne pas souffrir.”

Ce ne sont pas les termes du philosophe  mais mon interprétation.

Aussi Lâcher prise avec Schopenhauer ne pouvait que m’interpeller  et venir compléter ma précédente lecture.

N’étant pas du genre à lâcher prise, le sujet me concernait.

L’idée me procurait la même angoisse et j’imaginais la même prise de risque.

Lâcher prise équivaudrait à me laisser tomber dans le puits d’Alice au pays des merveilles sans certitude quant à la fin de la chute ni à la qualité l’atterrissage final.

Jusqu’à présent j’avais réussi à ne pas me frotter à ce concept de trop près.

J’avais conscience en revanche que cet exercice semblait excellent pour l’équilibre mental et moral.

Si cet ouvrage me donnait la recette, le mode d’emploi, la porte d’entrée du lâcher prise, j’étais preneuse.

Schopenhauer n’avait pas la réputation d’être un joyeux luron, donc si il y était arrivé pourquoi pas moi ?

Sur la quatrième de couverture où l’on pouvait lire : « Pourquoi souffrons nous ? Comment retrouver de la légèreté ?... »

Inutile d’hésiter, ce livre était, pour quelqu’un en quête de légèreté, la réponse qu’on pouvait attendre.

Pourquoi lit on ?

Pour trouver  des réponses ?

Céline Belloq s’est habilement glissée entre les pages de Schopenhauer pour nous fournir quelques exercices pratiques. Rien ne vaut, en effet,  d’être confronté à notre propre réalité. L’auteur a donc jugé que lire ne suffirait  pas. Il était nécessaire d’ajouter  des petits rappels à l’ordre, comme de petits électrochocs, histoire de nous secouer un peu les neurones.

Je dois aimer  être bousculé cérébralement dans mes lectures.

J’ai aimé l’alternance entre les chapitres du philosophe et les pages d’exercices pratiques.

Ce n’est pas un livre qu’on lit d’une traite.

On revient en arrière.

On relit.

On s’assure d’avoir bien saisi le sens.
Puis à travers ce que projette cette lecture, on s’étudie, on  essaye de rectifier la tir.

On peut même se désespérer d’y parvenir.

On  pourra même laisser sur la table de nuit Lâcher prise avec Schopenhauer pendant plusieurs jours puis s’y plonger de nouveau avec un appétit d’ogre.

C’est un livre que l’on ne range jamais définitivement  car on  y reviendra. Ainsi va la vie… N’est ce pas monsieur Schopenhauer ? 

ALICIA RAHO (2011)

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Le Facebook d'Alicia RAHO 

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