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LA RUDA : ODEON 10-14 : UN COCKTAIL MUSICAL SUR VITAMINÉ ! :

ODEON 1014 est le huitième opus de La Ruda, groupe français, qu’il faut avoir vu au moins une fois sur scène pour savoir ce qu’est le très haut voltage rock. Je dis rock parce qu’il faut bien arriver à mettre ce groupe multiforme dans une case mais, en vérité, ce band de huit membres est d’abord une organisation musicale révolutionnaire ! Révolutionnaire au sens où nos huit acolytes sont engagés dans une action musicale sur vitaminée  permettant à chacun de retrouver une énergie  joyeuse,  bien loin de tout ce que peuvent produire les actualités alarmistes et désespérantes sur nos pauvres consciences désarmées.

Avec La Ruda, la session démarre tambour battant, pour ne pas dire à fond la caisse, et vous emmène  à brides abattues à travers une chevauchée de 12 titres tous plus énergiques les uns que les autres. Les amateurs de slow tempos doivent impérativement passer leur chemin, notre gang crève sa monture dans la plus belle tradition des hussards de l’empereur bravant la mitraille des lignes ennemies.  Nos gaillards ne sont pas des demi-portions.  Tout trainard est impérativement abattu sur place.

ODEON 10-14 est le remède indispensable à la crise avec ses refrains efficaces (Cabaret Voltage, Un été en Angleterre, Candide Charlotte), ses arrangements en hommage à Madness ou The Spécials (Souviens toi 2012, 1982) et ses gimmicks de cuivre à l’efficacité redoutable (Odéon 10-14, Johnny John Wayne). 

Pas de doute le groupe plonge ses racines dans un ska qui fait rugir des moteurs très énergivores,  les mesures d’économie ne sont pas la tasse de thé anglaise du groupe et c’est heureux. 

Si je devais retenir un seul mot pour caractériser La Ruda ce serait celui de générosité.  Mais attention, ne vous y trompez pas,  nos 8 musiciens ne sont pas que des producteurs d’énergie et de high tempo. Les mélodies qu’ils nous proposent finissent dès la seconde écoute par s’imprimer en vous de manière définitive, ce qui est le gage d’une authentique maitrise dans ce domaine. Les textes sont plein d’esprit et traitent parfois de l’actualité (Souviens toi 2012, Le prix de la corde, Candide Charlotte) sans en rajouter dans le pathos.

La Ruda exhume des souvenirs des îles britanniques qui  fleurent bon l’initiation des adolescents boutonneux que nous avons tous été (Un été en Angleterre), des références culturelles qui raniment les bandes à damier (1982)  et des filles  qui ont le bon goût de faire référence aux westerns d’un autre temps qui donnent des idées bien cavalières…( Johnny John  Wayne)

Et puis il n’y a pas tant de groupes français qui proposent une section de cuivre brillante et inspirée alliée à une rythmique guitare, basse, batterie, d’une excitante efficacité… On sent le groupe qui a gagné ses galons dans des tournées interminables ce qui  suscite en moi le plus profond respect.   J’ai déjà dû écouter 200 fois ODEON 10-14 et vous savez quoi ? Je danse encore !!!

ARCHIBALD PLOOM (2011)

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Le Facebook d'Archibald PLOOM

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