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SEANCE 50 : BONNE ANNÉE ! :

Dois-je porter des chocolats à ma psy pour lui souhaiter une bonne année. Si c’est une amie oui,  mais comme ce n’est pas une amie ce sera non.

Donc il me reste une boîte que je peux ouvrir et dévorer sans complexe car c’est bon pour le moral.

Je dois avouer un faible pour les chocolats « Mon chéri ».

Et pourtant bien que  je sois une adepte du chocolat noir, je craque pour cette cerise et ce goût légèrement alcoolisé qui laisse dans la bouche cette impression de ni trop, ni trop peu, ce juste équilibre des sensations qui vous pousse à y revenir aussi sec.

Je suis une addictive aux chocolats « Mon chéri ».

Et tous les ans c’est pareil les « Mon chéri »  m’aident à traverser  l’interminable  répétition des vœux de début d’année

Je ne suis plus aussi motivée qu’avant depuis que  les textos et les courriels ont remplacé la traditionnelle carte en papier.

Avec les vœux « technos» on  prend le risque de retrouver  son courriel remisé dans les indésirables, le texto arrivant, lui, tardivement en raison des flux encombrés du fatidique minuit …et oui  les vœux rassis sont désormais la conséquence de leur succès.

J’aimais assez l’idée de choisir des cartes de vœux, de trouver  la plume à la pointe inspirée et de faire mille et un brouillons pour trouver le  juste mot et la belle formule adaptés à chacun.

Un feutre doré ou argenté agrémentait l’enveloppe d’une belle adresse bien calligraphiée,  décorée par un timbre de collection. Et bientôt ma pile de vœux sous le bras j'allais déverser le fruit de semaines de travail  dans la bouche jaune et béante de la boite aux lettres.

J’avais, pendant trois semaines, rayé au fur et à mesure les nombreux noms de ma liste et je peux dire sans prétention que j’étais contente de moi.

En retour je gardais précieusement certaines cartes,  pour la teneur du propos ou pour leur réalisation.  Mes amis artistes avaient le don d’inventer des cartes qui me faisaient rêver.

Fruit de leur imagination leurs créations  me servaient de marque-pages accompagnant agréablement mes lectures de l’année.

Ce qui n’a pas changé c’est ma liste sur une petite fiche bristol à carreaux, j’écris spontanément les noms des amis, des relations professionnelles, dans l’ordre où ils me reviennent, tout ce petit monde  se mélangeant joyeusement.

Je me dis à chaque fois qu’il aurait fallu garder les vœux envoyés l’année précédente car souvent notre esprit nous joue des tours et nous propose un mot, une formule dont  nous avons déjà beaucoup abusé. J’ai horreur de me répéter…

Cette année j’ai choisi de m’inspirer d’Edgar  Morin, je finis en souhaitant à tous « de cultiver la joie », ce ne peut être qu’un bon conseil qui pourra largement occuper les 12 prochains mois ! 

ALICIA RAHO 

 Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

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