Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
ATTILA ET LA MAGIE BLANCHE de Gilles DEL PAPPAS par Sylvie LAVAINE :

Nous avons tous, à un moment de notre existence, le regret de ne pas avoir rencontré un personnage illustre. Gilles Del Pappas s’est donné cette liberté avec les héros de son livre, et la magie opère. C’est pourtant d’une autre magie dont il nous parle dans son roman. Alexandre Marius Jacob alias Attila, célèbre gentleman cambrioleur, rencontre  les protagonistes du monde naissant du cinéma appelé alors « magie blanche ». Même si les premières pages peuvent paraître déroutantes, avec un scénario énigmatique, on se laisse vite séduire et transporter dans ce roman.

Arrivé au terme d’une vie tumultueuse, qu’il décidera de quitter avec courage et élégance, Alexandre Marius Jacob nous livre, comme dans un film, le « flash back » d’une période de sa vie. Et quel film !

A la fin du 19ème siècle, la vie n’est pas toujours facile, mais les jeunes ont des rêves et ceux de Marius Jacob l’obligent à quitter Marseille, sa ville natale. Attiré par des lendemains meilleurs, il va vivre des situations rocambolesques. Il perdra rapidement la naïveté de sa jeunesse car il sera tôt confronté à la violence des hommes. Il deviendra vite cet anarchiste cambrioleur ayant défrayé la chronique. Il s’évertuera, avec finesse, à dépouiller les riches pour redistribuer aux plus pauvres. Il croisera sur son chemin des personnes aujourd’hui renommées,  prêtes à  lui venir en aide. Il rencontrera aussi l’amour en accomplissant ses méfaits.

 Le décor est planté. Quel rapport me direz-vous avec le cinéma ? Aucun !

Mais Méliès a vécu à la même époque que Marius Jacob ; alors pourquoi ne pas permettre à ces deux hommes, si différents dans leur préoccupation et leur façon d’agir, de  se rencontrer l’espace d’un roman et de vivre ensemble d’étranges aventures? Au fil des pages, il en sera de même pour bon nombre de personnages, porteurs de noms aujourd’hui associés à l’histoire, à la peinture, la littérature… Leur identité nous est dévoilée de façon simple et inattendue et la rencontre avec le lecteur est jubilatoire.  Enumérer tous les noms serait probablement lever le rideau un peu trop tôt. Alors comme au cinéma, il est préférable, pour laisser un peu de poésie, de ne pas en dire davantage.

 SYLVIE LAVAINE (2012)

 

-                                                                                                                                                                            -

Le classement Romans CULTURE CHRONIQUE

 

-                                                                                                                                                                            -

 

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :