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THE MINUTES SONT A L'HEURE POUR LEUR DERNIER ALBUM MARCATA ! :

Comme on dit au football THE MINUTES ne font pas le déplacement  pour rien.   Ces Irlandais sont tout près de faire exploser la bouilloire à thé.  THE MINUTES est un peu une affaire de famille puisque le groupe a été formé par deux cousins Mark Austin (guitare) et Kane Kinsella (batterie) accompagnés de leur vieux copain, Tom Cosgrave à la basse. Nos Dublinois font dans l’efficace. Le premier titre de MERCATA est intitulé MONSTER  et il démontre qu’on peut commencer par la fin, je veux dire par un titre qui ressemble plutôt à la dernière minute de concert bruyante et déchaînée.  En revanche le titre suivant BLACK KEYS est un authentique single mélodique soutenu par  une rythmique qui donne envie de casser des chaises.  Le groupe n’est pas sans rappeler certains bands qui ont fait leurs preuves dans les décennies antérieures. Certaines séquences musicales font penser  au ZEPELLIN (et oui excusez du peu !) d’autres à QUEEN OF THE STONE AGE ou encore à STIFF LITTLE FINGERS  sans oublier ROCKET FROM THE CRYPT (N'adorez vous pas ce nom furieusement évocateur ?)

Nos garçons n’hésitent pas à faire rentrer  de l’harmonica  (FLEETWOOD) ou une section de vents ( BLACK KEYS)   dans leur équation musicale, preuve que leur inspiration n’est pas seulement britannique mais cherche aussi ses origines  de l’autre côté de l’Atlantique.  Le mix des voix  est très travaillé et propose des variations à chaque titre ainsi sur BELIEVIER  que n’aurait pas renié THE CULT,  l’ingénieur du son nous propose  une filtration à la limite de l’hystérie que l’on retrouve sur le titre suivant SECRET HISTORY.  INDIAN WINGS est une virgule  guitaristique de 30 secondes qui  oublie les arpèges au profit de riffs  assassins et sans concession… C’est vrai, dans le rock on n'a pas toujours besoin  de paroles quoi !

L’alerte et agressif HEARTBREAKER  succède  à BLACK AND BLUE,  sorte de mirage de tempo lent où le groupe fait semblant de croire  qu’il peut  reprendre son temps.  GUILT QUILT  propose un jouissif gros son de guitare  sur le couplet  et fait exploser les aigus sur le refrain . IMTOD  rappelle John Lennon  dans les sonorités vocales du début.

Notons que nos trois lascars connaissent la redoutable  épanadiplose  musicale ( pour les ignares, c’est une figure de style qui consiste à commencer et finir une œuvre par la même image)  puisqu’il conclut sur MONSTER  qu’ils se contentent de mettre au pluriel. 

L’album est produit par Kevin McMahon qui a déjà opéré  avec TITUS ANDRONICUS et THE WALKEN. L’argent manque désormais cruellement dans le rock comme dans tous les autres secteurs puisque beaucoup pensent qu’il ne faut plus payer pour la musique ; le groupe a donc réussi la performance d’enregistrer en 5 jours au studio Marcata, qui donnera son nom à l’album,  dans l’état de New York.  Le résultat est franchement à la hauteur et il faut espérer  que THE MINUTES  ait gagné le droit de ne pas faire du bruit seulement dans les pubs poisseux de la banlieue de Dublin mais que le groupe  pourra se voir proposer des salles à la mesure de son talent.  

JULIE DELORT et ARNAUD LANKIRI (2012)

 

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