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SÉANCE 64 : LE CHOIX DE LA JOIE :

« Alicia cultivez la joie. Ne cherchez pas le bonheur… Soyez simplement heureuse ! » 

Face au miroir de la salle de bains, je joue tour à tour le rôle de la psy et le mien.

Ce n’est pas mon jour de séance.

J’en aurais pourtant bien  besoin !

Mais je ne me débrouille pas si mal en me dédoublant devant la glace.

Soyez heureuse ! Quelle injonction paradoxale !
Comme si l’état de bonheur se commandait ?

J’aime la légèreté de la vie, pourtant, il semblerait que je m’évertue souvent  à me coller les pieds dans le goudron pour m’empêcher d’avancer au pire, au mieux, pour progresser à la vitesse de l’escargot traversant une autoroute.

Je me demande si cette manie que j’ai d’acheter des pulls avec des ailes dans le dos ne masque pas le désir caché du vol d’Icare.

Ou alors c’est la fée clochette qui tente de s’incarner en moi.

Possédée par la réincarnation de la fée clochette ! Mais où est donc mon Peter Pan ?

Devant le miroir la prouesse est de tenir 3 minutes de brossage des dents sans éclaboussures et en souriant.

Je crois que la vie réussit mieux à ceux qui sourient.

Le sourire est contagieux, porteur d’espoir, de bonne humeur, d’ouverture, de liberté, de promesse.

C’est un ticket gagnant.

Là on peut choisir.

Il faut choisir la joie.

Par désir d’accomplissement de soi.

On a raison de chercher la joie malgré les vents contraires. Puisqu’il faut bien vivre, vivons joyeux.

Devant un vrai malheur que faire ?

Soit on choisit l’impasse,  et l’on se laisse couler, soit on choisit de repartir à zéro. On prend alors le parti de  vivre pour la félicité, la joie, le bonheur.

Le malheur attire, provoque, engendre le malheur.

Le bonheur  nous offre le même cycle mais à l’opposé.

Je me dis que la vie est mouvement infini, car elle me survivra.

Il y a mille et une raisons de souffrir, et de perdre sa joie de vivre.

Mais il y a aussi mille est une raisons de se réjouir  et de jouir de sa vie.

Il faut tout faire pour que cela devienne une volonté.

Il ne faut pas se soumettre, il faut inventer sa vie joyeuse.

Il faut se rebeller contre le malheur.

Le désir d’accomplissement est légitime et l’on peut le rendre possible même si ce n’est qu’en partie … Ce sera toujours ça de pris !

Le matin je me lève en me disant la joie est une activité de conscience.

Je dois  accepter  de changer, d’opérer une conversion, de définir une construction, pour aller vers cette joie même si cela doit me prendre du temps.

« La servitude est toujours volontaire. » a écrit La Boétie

Il y a toujours une très grande part de responsabilité dans les choix que nous faisons.

Alors envers et contre toutes les circonstances je choisis  la JOIE !

Pour une fois je fais l’effort de  reboucher le tube de dentifrice en me disant que cette séance psy dans la salle de bains ne m’aura coûté que des sourires !

ALICIA RAHO (2012)

Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

-                                                                                                                                                     

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