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SEANCE 67 : LES DESSOUS :

Il y les femmes  petit bateau, les femmes string et les femmes Aubade selon ma vision du monde des dessous.

Comme il  y  a les hommes caleçons, les hommes boxers et les hommes slips.

En tant que femme Aubade j’ai une préférence pour l’homme Boxer.

Dans le Sud  en levant la tête, on peut voir suspendue aux étendoirs accrochés aux fenêtres la vie intime des gens.

Elle est colorée ou délavée, sombre ou blanche, défraîchie ou froufroutante, jeune ou vieille, pauvre ou riche.

Je m’habille toujours en me disant que s’il m’arrivait un accident grave, je ne voudrais pas avoir honte de mon « moi du dessous. »  C’est ridicule mais on ne se refait pas …

J’ai la chance de n’être pas allergique aux dentelles et de n’avoir donc pas à me limiter au coton.

Je regrette néanmoins que si peu de tissu coûte si cher  et que cela soit si fragile !

J’aime cette idée que l’on ne peut voir ou savoir ce qu’il y a dessous sans y avoir été invité.
C’est un jardin secret, personnel destiné qu’à soi et aux élus.

Un habit strict peut dissimuler une excentricité, une robe de femme fatale  peut envelopper des dessous enfantins, un jean serré peut laisser soupçonner un string provocateur.

L’être se joue de ses facettes.

Un dessous comme une musique peut se charger de souvenirs  celui de la première fois, d’un rendez vous manqué, d’une passion charnelle, d’une étreinte regrettée…

Ils sont le silencieux témoin de l’indicible.

Ils ne se prêtent pas, ils se choisissent, se rangent précautionneusement ou sont jetés  en vrac dans un tiroir.

J’en ai perdu parfois, oublié dans une chambre d’hôtel au cours d’un voyage.

Souvent un ensemble préféré auquel je tenais.

Il faudrait toujours les jumeler, les acheter en double pour éviter cela.

Jeune Ado  j’ai eu ma première paire de bottes en cuir vert pomme, je devais avoir 12 ans, je l’ai portée jusqu’à l’usure complète, j’ai toujours regretté de ne pas avoir eu deux paires identiques, je l’avais tellement rêvée, tellement attendue, je l’ai portée fièrement,  elle disait à chacun de mes pas ce que j’étais.

Je me souviens des soutiens gorge de ma mère de la marque Triumph.  Enfant, il me semblait immense, elle avait une poitrine généreuse que je ne lui enviais pas.

La nature est bien faite, j’ai hérité de deux pommes qui tiennent pile poil dans les mains de l’homme que j’aime et c’est finalement ce qui habille le  mieux mes seins !

ALICIA RAHO (2012)

Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

-                                                                                                                                                     

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