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SÉANCE 69 : LES LIVRES ET LA VIE :

C'est par les livres que l'on apprend la vie.

J’ai grandi par, avec et dans les livres, j'ai pu me prendre pour Alice au pays des merveilles, j'ai pu voyager, me réconforter, me reconnaître dans d’autres vies que la mienne, vivre des histoires d'amour par procuration, apprendre à accepter ma solitude, grandir, soigner mes blessures ... me cultiver, me perdre ...

Jamais les livres ne m'ont déçue.

Les livres seront toujours présents à mes côtés.

Connaître le réconfort de retrouver les anciens, ceux déjà lus dans lesquels on peut retourner se réfugier en cas de crise, et les nouveaux, promesses de bonheurs futurs.

Je me rends toujours à ma séance psy avec un livre dans mon sac, de préférence un livre de poche peu encombrant.

Mais je préfère l’édition originale au poche.

Ado mon père me disait «  Commence par lire les auteurs morts tu auras le temps de lire les vivants plus tard. » Sous-entendu avant ta propre mort. 

On se positionne toujours par rapport au temps qui passe et ce temps se calcule du point de départ de notre naissance à celui de  notre disparition.

Entre temps on se débat pour vivre.

Avec le recul, je crois que pour lui tous les grands écrivains étaient morts y compris Camus !

J’ai été élevée en lisant des morts.

C’est un bon début dans la vie.
Savoir que le talent ne rend pas immortel, mais découvrir aussi que le livre nous survivra, quoi qu’il arrive.
Un même livre peut être lu  par nos grands-parents, nos parents, nous et nos enfants, à des à âges différents de la vie. Le livre est multi-générationnel.

Je ne cherche pas toujours à comprendre ce que je lis.

Je ressens mes lectures, je voyage dans le style, dans la narration, dans l’histoire, dans la tête des personnages…

Et je bénis le ciel de ne pas avoir à choisir un seul ouvrage à emporter sur une île déserte.

J’ai des amours, des passions, des engouements, j’engloutis, je dévore, tous les textes d’un auteur, puis je le laisse en jachère, je l’abandonne pour un autre.

Je suis une lectrice fondamentalement infidèle mais les livres m’aident à vivre ;  ils sont ma contrée profonde, le pays secret de mes replis.

ALICIA RAHO (2012)

 Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

-                                                                                                                                                     

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