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SEANCE 77 : LES MAGAZINES FEMININS :

Les magazines féminins sont achetés par les femmes, c’est évident.  En revanche je sais qu’elles n’en sont pas les seules lectrices. Ils sont aussi consultés par les hommes. J’en connais un qui le pique à son épouse pour le lire en cachette.

Pour ma part je n’ai jamais été accro aux revues féminines.

Je les feuillette chez ma coiffeuse mais je ne les achète jamais, sauf depuis quelque temps et je me suis prise au jeu.

Evidemment tout a commencé par Elle.

J’ai découvert  l’horoscope dans Elle. Je sais, je sais c’est ridicule mais je me soigne … Remarquez je ne l’ai pas dit à ma psy…

Quand il est bon je le découpe et le mets dans mon agenda, mauvais je n’en tiens pas compte. Ne jamais négliger  les élans positifs !

Je commence toujours par feuilleter Elle à l’envers, sans rien lire, comme une enfant de petite section. Je tourne les pages, je regarde les images, en l’occurrence il s’agit surtout de publicité, ensuite je le feuillette une deuxième fois, mais à l’endroit, dans le sens de la lecture cette fois, en partant du début. Je lis les titres, puis je reviens au sommaire et je choisis un article susceptible de m’intéresser, de préférence les sujets sur le couple, l’amour, le sexe, la vie à deux …  des trucs légers. Enfin légers… peut être pas finalement.

Puis je lis les critiques sur les livres à la recherche DU LIVRE à découvrir.

Ensuite  je savoure ma cerise sur le gâteau, que je garde toujours pour la fin : le courrier électronique, le feuilleton par e-mail de Fonelle et ses amies.

J’aime bien, ça me détend, et ça me fait rire ou sourire.

L’autre jour une amie anti-magazine m’a passé son Causette. C’est un magazine pour celles qui préfèrent les textes aux pubs. D’ailleurs on ne le trouve pas partout. Il se mérite, il faut le dénicher, il est plus souvent en librairie que chez le buraliste.

Il se situe à la marge.

Pour les lectrices un peu rebelles, un peu raleuses,  celles à qui on la fait pas.

Alors maintenant j’alterne  Causette et Elle.

Je garde les journaux pour les épluchures. Pour les magazines, il y a un circuit spécifique : la table du salon, la table de nuit, les WC et la caisse à papier pour le tri sélectif. Ils ne finissent jamais leur vie en emballage à détritus.

J’ai toujours trouvé qu’il n’y avait pas assez à lire dans un magazine : si on fait le pourcentage photos/mots, les mots sont largement perdants sauf dans Causette !

Mais un magazine est-il destiné à nous distraire ou à nous instruire ?

J’achète toujours un Elle quand je prends l’avion, par mesure de sécurité, pour le feuilleter au décollage : cela  m’évite de penser qu’on pourrait s’écraser.

Et puis franchement pour 2 euros ce serait dommage de se priver. C’est l’avantage de la pub il paie une partie du papier, de l’encre et du jus de crane des journalistes…

Dans le dernier que j’ai lu j’ai flashé sur des bottes de neige à lacets rose fuchsia, cela m’a rappelé qu’ado j’avais des bottes Anastasia à lacets et rose fuchsia. Mais je ne vais jamais à la neige ! Si, comme l’an dernier, la neige vient à moi, au lieu d’investir dans des pneus, je vais m’offrir ces petites bottes Timberland. Car de toute façon je déteste rouler quand il neige,  Elle ou Causette, je ne suis pas Canadienne que je sache…

 ALICIA RAHO (2013)

 Texte tiré de « Monologue avec mon Psy© » avec l'autorisation de l'auteure

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