Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
DUNNDOTTA - COSMIBILITY : UN ALBUM POP ? ROCK ? FUNK ? OU TOUT SIMPLEMENT EXTRA TERRESTRE ... :

 

Voilà un duo martien qui arrive sur Terre avec un album intersidéral préparé dans le silence profond de l’hyperespace.  Leur vaisseau s’est posé sans encombre sur le sol français pour y déposer ses nappes de son pop et électro.  La belle extra-terrestre Codigula et le cosmonaute Shmendrikson ont immédiatemment adressé un message musical au peuple français, l’invitant, toute affaire cessante, à les rejoindre dans l’immensité illimitée de son univers sonore. Il faut dire que DUNNDOTTA a profité de son statut pour le moins spacialement interlope pour agréger à sa musique tous les aérolites musicaux qui pouvaient générer une quelconque forme d’excitation auditive auprès du public terrien :  pop, electro, rock, funk se mêlent dans un maelstrom énergisant et libérateur.  

Disons-le d’emblée, l’album est une réussite de bout en bout : voix  punchy  et accrocheuse de notre  belle extraterrestre, guitare  obsessionnelle, brillante  dans sa rythmicité et  redoutablement efficace dans ses phases saturées,  rythmiques profondes  jouant sur  toutes les variations possibles, du son mat aux grandes profondeurs du beat passé dans le shaker de la chambre d’écho, basses veloutées ou plus métalliques mais toujours millimétrées, arrangements qui laissent imaginer toute l’étendue de la culture musicale des deux acolytes. 

L’enchaînement des titres nous entraîne dans des dimensions musicales profondément colorées, ultravitaminées et non dénuées d’humour, à commencer par le tonique The Big Sky qui, sur une rythmique entêtante, révèle les talents vocaux fortement érotisant de Codigula. Le refrain ne néglige pas de réviser les grandes notions d’astronomie moderne, renvoyant Ptomolée au musée de l’obsolète.  Tous les ingrédients du titre spectaculaire sont réunis, annonçant d’emblée qu’on a affaire à des surdoués décidés à nous entraîner dans une sarabande infernale. Les titres qui se succèdent ne laissent aucune chance à la facilité ou aux clichés pour se concentrer sur l’essentiel, rythmiques obsessionnelles, la voix de Codigula  survolant les riffs de guitare avec la vélocité  d’une comète  traversant un ciel d’été…  Air, Fire ramène habilement la méditation cosmique du groupe sur les deux éléments qui constituent l’essentiel de leurs compositions flambantes et super oxygénées.  Le beat s’imprime directement dans votre neo-cortex et vous tiendra eveillé quelques nuits avant que le sommeil ne puisse reprendre un peu de terrain.  Les titres suivants Meannie, Our Days, Not 16, Marry Me, Raggadotta, I am You, Love Song, Zoo of Hope, A Café On The Monn,  nous  font traverser des contrées musicales qui  partent du fin fond des années 60, jusqu’à l’electro pop contemporaine. Où l’on croit parfois reconnaître quelque chose des B 52, de Bowie, d’un rockabilly qu’on aurait gorgé  de métal,  de Kate Bush,  de Devo, de New Young Pony Club, de  Peter Gabriel, de Talking Heads et finalement de DUNNDOTTA.  Comme tous les grands groupes, notre duo parvient à réaliser une synthèse géniale du meilleur sans jamais avoir à forcer sur les références.  Le conclusif Dots – où la voix de Jim Kerr des Simple Minds semble venir faire une apparition, mais c’est évidemment un fantôme - est à lui seul le meilleur exemple de la qualité première de DUNNDOTTA :  composition haut de gamme, arrangements classieux  et rytmiques dont vous êtes incapables de vous défaire.  Je réécoute pour ma part l’instrumental final en boucle.  Reste à espérer que nos deux voyageurs ne soient pas trop pressés de regagner les profondeurs de l’espace… ce serait dommage que tant de talent aille se perdre sur des planètes sourdes ou malentendantes …

ARCHIBALD PLOOM (2013)

© Culture-Chronique -                                                   -

--   Regarder le clip de présentation

--   Les chroniques musicales Culture-Chronique  

--   Le classement littéraire CULTURE CHRONIQUE

--   S'inscrire à la Newletter

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :