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LA VIEILLE QUI VOULAIT TUER LE BON DIEU de Nadine MONFILS :

Comment vous dire ?... Pour moi un polar, c’est du sérieux. Oh, bien sûr il m’est arrivé de lire quelques polars un peu déjantés, comme La nuit des bras cassés de Maurice Gouiran, par exemple, dans lequel les galéjades sont monnaie courante. Mais avec La vieille qui voulait tuer le bon dieu, j’avoue que l’on atteint le summum du burlesque.

Je ne connaissais pas Nadine Monfils - j’ai un peu honte, elle a publié une vingtaine d’ouvrages - et lorsque j’ai lu la 4ème de couverture, j’ai craint le pire, je l’avoue … Vous allez comprendre : on y parle de Mémé Cornemuse, d’Annie Cordy, de Jean-Claude Vandamme, de Ma Dalton, de Ginette et de Lady Di …  Ouch !...  Je me suis dit « C’est du lourd ! ». Mais comme j’avais promis de le lire, je me suis lancée. 

Dès les premières pages, on fait la connaissance de Ginette Plouf qui va, sous nos yeux, tromper son mari pour la première fois, en se faisant sauter sur un capot de voiture par un bellâtre, puis qui rentre chez elle, toute émoustillée mais un brin culpabilisée, pour retrouver son Robert zigouillé et amputé de ses mains, de ses pieds et … de son zizi …

Elle va alerter sa nouvelle concierge, Mémé Cornemuse, et tout part de là. Parce que la Mémé Cornemuse ne souhaite pas que la police vienne fourrer son nez dans l’immeuble, pour la simple et bonne raison qu’elle a un plan : dévaliser la bijouterie d’à côté.

Autant le dire, l’enquête que va mener Ginette pour retrouver l’assassin de son mari, n’est qu’un prétexte pour nous décrire des personnages hauts en couleur et complètement farfelus. De vrais psychopathes, des caricatures comme vous n’en rencontrerez jamais. Le tout dans un langage bigarré, agrémenté de locutions typiquement belges, à l’instar de Mémé Cornemuse, et de l’auteure herself. 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’ai pensé à La vie mode d’emploi de Georges Perec. Ben oui. Mémé Cornemuse sait tout sur les habitants de son immeuble. Forcément, elle lit leur courrier ....Et elle nous en fait profiter. Pour ça, elle n’est pas avare, Mémé. Bon, la ressemblance avec Perec s’arrête là, évidemment.

Ah ! Mémé Cornemuse ! Un poème - d’Annie Cordy - à elle seule ! Aucun scrupule : nymphomane, menteuse, voleuse et j’en passe. Et pourtant, on arrive à la trouver sympathique, la vieille qui rêve d’épouser Jean-Claude Vandamme ! Un vrai personnage de BD.

Alors, si vous aimez les polars mais que vous avez aussi besoin d’une tranche de rigolade (les polars, en général, c’est plutôt sombre, hein ?), je vous conseille vivement la compagnie de Mémé Cornemuse. Pour sûr, elle va vous dérider.
Pour ma part, je vais en faire plus ample connaissance en lisant ses précédentes aventures.
 

Et pour finir sur une pensée hautement philosophique :

 « Si tu regardes à l’intérieur de toi, tu deviens aware of your own body ». - JCVD in La vieille qui voulait tuer le bon dieu - . Comprend qui peut.

BETTY JUSTE  (2013)

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