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LA CHAMBRE DES MORTS de FRANCK THILLIEZ :

 Le Nord de la France. Vigo et Sylvain, deux amis et collègues de travail récemment licenciés par leur employeur décident de faire passer un message à ce dernier lors d’une virée nocturne en taguant les murs de leur ancien lieu de travail. Cette petite escapade tourne au cauchemar lorsqu’ils renversent un homme sorti de nulle part en possession d’un sac rempli de billets…Parallèlement des petites filles sont enlevée... C’est sur cette enquête que travaille le brigadier Lucie Hennebelle, jeune mère célibataire très investie dans son travail.

Après Vertige  voici donc mon second roman de Franck Thilliez…et ça ne sera pas mon dernier ! Je retrouve ce qui m’avait plu dans ma première lecture, c’est-à-dire un auteur qui se documente lorsqu’il aborde un domaine précis (ici la taxidermie) et qui a un don pour ancrer dans le  réel des situations insoutenables. D’autant plus que l’action se passe dans le Nord de la France... L’auteur fait de la région un repère important qui va permettre de poser une ambiance sombre et inquiétante (les éoliennes, les terrils…).

Le thème principal abordé ici est de toute évidence la dualité. On s’interroge sur le bien et le mal, à quel moment les décisions que l’on prend nous font basculer d’un côté ou de l’autre ? Tout nous ramène à cela que ce soit le duo Sylvain et Vigo face à un cas de conscience, le monstre enleveur d’enfants (mais chut je ne peux en dire plus) ou le personnage de Lucie. En effet, Hennebelle, qui semble  au départ une personne « normale » est en fait bien plus complexe qu’il n’y paraît. Elle est sur le fil du rasoir, tiraillée entre son rôle de mère de famille un peu débordée et son obsession pour les tueurs en série et l’occulte. Cette dualité on la retrouve même dans les éoliennes de la couverture qui, de loin, évoquent un tableau poétique presque enfantin et de près des monstres de métal bruyants et démesurément grands.

Ce livre est empreint d’une beauté sombre. Franck Thilliez nous tient en haleine du début à la fin. Nous faisons une plongée abyssale dans la monstruosité.

Autant avec Vertige  l’auteur s’était lancé le défi du huit clos (remporté avec brio) avec les contraintes qui en découlent, alors  qu’ici je pense avoir découvert le « vrai » univers de Franck Thilliez. Cet univers me plaît beaucoup et je vais l’explorer de manière assidue. C’est également un plaisir de savoir que j’aurai la chance de retrouver le brigadier Hennebelle dans d’autres aventures car ce personnage est des plus réussis, à la fois attachant mais aussi avec une part de mystère un peu inquiétante.

Je finirai en disant que je passe tous les jours devant les terrils jumeaux de Loos et qu’à chaque fois j’ai une pensée pour Sylvain et Vigo.

 

DE LA POUSSIERE DANS  LES YEUX (2013) 

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