Partager cette chronique:
La librairie.com Amazon Babelio Decitre Fnac Nolim Sauramps Mollat La Procure Ombres blanches
AU NOM DU PÈRE, DU FILS et DU ROCK'N'ROLL d'Harold COBERT :

Dans Dieu surfe au pays basque, son roman précédent, Cobert avait évoqué les difficultés d’un homme face à la perte de son enfant. Avec ce nouveau roman, l’écrivain fait cette fois le récit des difficultés de communication entre un père et un fils.

Christian, le père, a grandi, en banlieue parisienne. Son géniteur, violent, a très vite abandonné le foyer familial. Christian devra apprendre à se débrouiller seul et subviendra aux besoins de sa famille. Brillant, il parvient  à intégrer le Lycée Henri IV, où les autres le snobent.  Il va se placer pourtant parmi les premiers en prépa Math Sup et pourra espérer intégrer une Grande Ecole. Mais son destin va basculer lors de la rencontre avec quatre jeunes bordelais passionnés de rock l’éloigneront. Adieu les grandes Ecoles et bienvenue dans le monde de la nuit ! Métamorphose, il devient M. Best,  DJ incontournable de la vie nocturne parisienne. De sa rencontre avec Lorraine naitra Victor, gamin turbulent  et orgueilleux que la séparation avec ses parents mettra évidemment à fleur de peau.  Séducteur, rebelle et capricieux, il nourrit une grande passion  pour le surf – thème déjà abordé dans le roman précédent par Cobert. 

Les rapports entre le père et le fils sont difficiles. Les deux hommes vont se retrouver au Québec où Victor démarre ses études universitaires.

Harold Cobert a choisi de  raconter les trajectoires du père et du fils dans une construction narrative en miroirs mettant en exergue toutes les incompréhensions et les blessures qui tissent leurs destins respectifs.  Roman sur la filiation qui pourrait se résumer par la citation d'Oscar Wilde: "Les enfants commencent par aimer leurs parents. En grandissant, ils les jugent. Il arrive qu'ils leur pardonnent."

On retrouve dans Au nom du père, du fils et du rock’n’roll l’écriture  légèrement nostalgique  d’Harold Cobert. Ce cinquième roman décline  ses thématiques favorites la difficulé à assumer certains évènements, la révolte face à la réalité, la question de l’identité, le besoin de se sentir exister,  la nostalgie.

Notons l’excellente bande  originale que l’on découvre au fil du texte et  qui permettra au lecteur de réviser  ses classiques du rock.  Un petit bonus qui s’ajoute à l’envie de relire Oscar Wilde…

ARNAUD LANKIRI (2013)

© Culture-Chronique -                                                                                                           -

--  S'inscrire à la Newletter 

Partager cette chronique:
Toutes Nos Chroniques
Rechercher par Auteur :