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DJEBEL de Gilles VINCENT :

Un polar marseillais qui ne parle pas de règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants, ça existe.

Mars 1960, Antoine, un jeune appelé originaire d’une petite ville des Bouches-du-Rhône, se suicide sur le bateau qui le ramène chez lui après 18 mois de service militaire en Kabylie. Version officielle : mort au combat.

Septembre 2001, Viviane, sa sœur jumelle, prend contact avec un détective privé marseillais. Elle vient tout juste d’apprendre qu’en réalité, son frère s’est suicidé : un de ses compagnons d’arme l’a avoué à son épouse sur son lit de mort, en lui faisant promettre de tout révéler à Viviane.

 Pourquoi le jeune Antoine s’est-il suicidé alors qu’il rentrait chez lui pour retrouver les siens ? Viviane a besoin de savoir. Depuis 40 ans, elle pleure ce frère jumeau qui était une partie d’elle-même. « Mort au combat », c’était déjà insupportable, mais « suicidé », c’est encore plus douloureux parce qu’incompréhensible.

Et quelles sont les raisons qui ont poussé la hiérarchie à dissimuler le suicide ? Sébastien Touraine, ex-policier devenu détective doit trouver les réponses à ces questions. Il part à la recherche des anciens membres du régiment d’Antoine, seuls témoins potentiels des derniers jours du jeune appelé en Algérie. Mais à chaque fois, il arrive trop tard : ils viennent d’être assassinés.

L’affaire est désormais confiée à la commissaire Aïcha Sadia, d’origine kabyle. Avec Sébastien Touraine, ils vont mener l’enquête.
Toutes les atrocités commises de part et d’autre dans cette guerre fratricide vont ressurgir. Comment et pourquoi des actes d’une violence inouïe ont-ils pu être perpétrés ? Et quel est le lien avec les assassinats d’aujourd’hui ?

« Et quarante ans après, nos deux pays en sont toujours à se méfier l’un de l’autre. Et tu sais pourquoi ? Parce que de chaque côté de la Méditerranée, les hommes ont la mémoire qui saigne encore. Voilà pourquoi. C’est pas la peine d’aller chercher plus loin. »

Ces exécutions commises à la chaine sur les derniers compagnons d’Antoine sont-elles des actes de vengeance ?

Tout le laisse supposer. Mais …

« La vérité, ma fille, c’est plus fort que le vent et le soleil ».

BETTY JUSTE (2013)

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