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HISTOIRE

CARTHAGE – HISTOIRE D’UNE METROPOLE MEDITERRANEENNE de Khaled MELLITI

     La Carthage punique occupa une place essentielle  dans l’évolution du bassin occidental de la Méditerranée  antique. Pendant longtemps l’historiographie s’est contentée de reprendre de manière mécanique les informations véhiculées par les textes gréco-latin avec sa série de clichés sur la cruauté et la cupidité supposées des Phénico- Puniques. Ce “Carthage” de Khaled Melliti permet de replacer la cité punique dans son évolution historique à partir de sa fondation au IX eme siècle av JC qui s’inscrivait dans le cadre de la stratégie phénicienne d’expansion commerciale vers la Méditerranée occidentale.  C’est, en effet,  entre le IXe siècle et le VIIIe av JC que les Phéniciens s’établissent de manière durable autour du bassin méditerranéen.       

    L’historien met en exergue que la puissance carthaginoise présentée comme maritime et commerciale était aussi agricole.  Il démontre par ailleurs comment l’emprise carthaginoise s’est imposée territorialement en Afrique d’abord sur les côtes orientales de l’Afrique du Nord.  La longue bande côtière  de l’actuelle Algérie rencontre également l’intérêt punique à cette époque.  Mais pour ce peuple qu’on présente comme tourné vers la mer l’intérêt manifesté par Carthage pour l’intérieur des terres apparaît donc comme une constante de sa politique, liée aux contingences d’une cité en pleine expansion et ayant besoin d’un arrière-pays à même de satisfaire les besoins d’une population de plus en plus importante et d’une aristocratie terrienne à la recherche de nouveaux domaines d’exploitation.  Exerçant sa domination sur une vaste zone allant de la région des Grandes Plaines à celle de la Byzacène, l’Etat carthaginois s’efforce progressivement d’en structurer l’occupation.

     Il faut ajouter que la flotte punique devint rapidement la première dans le bassin méditerranéen et que pour se donner les moyens d’une puissance montante elle allait devoir affronter la puissance montante qui s’affirmait de l’autre côté de la méditerranée : Rome.

   Khaled Melliti parvient en quelques cinq cent pages  - soulignons la qualités des cartes, de l’index et de l’appareil de notes - à retracer la trajectoire de cette cité état pour qui les dés de l’histoire roulèrent dans un sens favorable pendant plusieurs siècles avant de s’arrêter sur la combinaison qui contribuera à sa perte. 

HUGUES DE SINGLY

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BD

 A première vue "Love story à l’iranienne" non merci! Frustrations, manque de liberté, interdits ! Je me sens au bord de l’étouffement !Bref, je pensais cette BD un peu trop prévisible. Très peu pour moi ! 

  Mais depuis quelques mois, le couple est mon sujet favori et je me laisse tenter. Finalement, peu importe la situation des gens, le seul sujet qui donne du sens à notre quotidien c’est de savoir qui est dans le lit de qui ? Quel gugus occupe les pensées de cette nénette? Quels fantasmes l’habitent? 

   A mes yeux, les émotions et les préoccupations amoureuses auront toujours une valeur plus passionnante que les réalités politiques et économiques. Le genre de sujet qui fait rarement la une des médias et qui fait pourtant tourner notre monde depuis toujours.

   « Love story à l’iranienne » s’apparente à du journalisme d’investigation des coeurs, le couple de journalistes a simulé un voyage touristique pour mener à bien leur enquête. Ils se rendent régulièrement en Iran. Plus intéressantes que toutes les données chiffrées les coutumes liées aux mariages et les façons de s’aimer en disent souvent long sur l’état d’un pays/d’une société. 

    Le couple de journalistes a permis à ces témoins de se livrer et d’énoncer leur ressenti, chose quasi impossible pour ces citoyens Iraniens réduits au silence dans un certains nombres de domaines.

   Nos auteurs ont donc rencontré et suivis différents amoureux en Iran pour découvrir ce qui est caché par les voiles, les traditions et cette société verrouillée. 

   Au détour de ces rencontres on est pris par ces divers récits captivants et par la difficulté d’aimer et de rencontrer l’autre dans cet État où l’amour ne se vit pas ouvertement. 

   La force du propos réside dans la variété des témoignages, les personnes interrogées viennent de divers milieux, les hommes et les femmes, entre 20 et 30 ans s’expriment sur un thème commun. 

   Je me suis rappelée la chance que j’avais de pouvoir aimer librement comme je l’entendais. Paradoxalement, j’ai presque eu un soupçon d’envie. Et si un peu d’interdit ajoutai du piquant aux relations parfois routinières?

   Mais la détresse de ces amoureux nous fait comprendre à quel point pour eux s’aimer est un acte de courage voire même de rébellion. 

   En feuilletant la BD je n’étais au premier abord pas vraiment attirée par le graphisme et les illustrations. Et puis, j’ai finalement été séduite. J’ai aimé les formes multiples que prenait cette BD, tour à tour journal, croquis et narration. C’est une oeuvre riche par la diversité de sa forme et de son contenu qui permet ainsi de retranscrire avec brio la mosaïque de ces bouts de vie. 

    Ce format permet ainsi plus facilement des retours en arrière, d’évoquer des évènements historiques et de dénoncer l’hypocrisie du gouvernement. Faites ce qu’on vous dit mais interdiction de faire ce que nous faisons.

   La jeune génération semble résignée et ne semble pas vouloir se rebeller contre le gouvernement et le poids de cette société patriarcale. L’immobilisme semble être devenu la norme. La lâcheté le lot de la majorité. Heureusement pour certains, l’amour existe et constitue l’ultime espace d’évasion.

   Cette oeuvre nous rappelle qu’à l’intérieur de chacun d’entre nous demeure un îlot de liberté façonné par nos rêves et nos aspirations qu’aucun régime ou dogme ne pourra jamais nous nier

   « Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. »  Albert Camus L’Été

MARIE SATOUR  

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COUP DE COEUR CULTURE-CHRONIQUE

    Aurore Bègue parvient avec ce joli roman à créer immédiatement une atmosphère de vacances familiales dont le lecteur ne sortira  - avec regret, il est vrai -  qu’au terme de sa lecture.  “Treize”, comme l’âge d’Alice qui débarque avec ses parents et sa soeur Marie au bord de la Méditerranée pour quelques semaines de farniente au début des années 90.  L’écrivain plante remarquablement le décor d’une famille comme il en existe des millions d’autres : un père professeur plein d’enthousiasme,  une mère  fragile dont Alice considère que c’est elle l’enfant de la maison et une grande soeur  en première L qui commence à se maquiller.  Quant à Alice elle est au collège et passe pour ses professeurs pour être une fille intelligente, bien que – comme on l’écrit dans les bulletins scolaires - trop rêveuse et dans son monde...

   C’est sans doute grâce à cette aptitude qui lui permet de se retrancher du monde qui l’environne qu’Alice possède un coup d’oeil d’aigle. Rien ne lui échappe, les manies des uns et des autres, les jeux de séduction, les petites lâchetés et les coups de coeur… Dans la villa de ses grands parents à l’architecture typiquement méditerranéenne, Alice occupe la chambre bleue où elle peut piocher dans une collection défraichie de “OK! Magazine”, “Journal de Mickey”, “Elle”, “Jeune & Jolie”  de sa soeur ou plus loin encore de sa mère. 

   Treize ans c’est encore l’âge où le regard n’est pas brouillé par le désir intense de l’autre et où l’on n’est pas tout à fait entré dans la ronde de l'existence.  Mais à treize ans la réalité ne vous épargne pas non plus, elle vous réserve son lot de bonnes et de mauvaises surprises.

   Avec beaucoup de justesse Aurore Bègue se porte à la hauteur de la psychologie d’une jeune fille qui quitte l’enfance pour appareiller vers l’adolescence.  Les chapitres sont courts et vifs et certaines pages du récit flirtent joliment avec le cinéma d’Eric Rhomer. Mais treize est aussi un chiffre talisman qui cherche son chemin entre  le plaisir et la douleur,  le bonheur  et son revers,  le début et la fin.  En définitive “Treize”  est un vrai livre de vie… car la vraie vie n’attend pas le nombre des années. 

Appoline SEGRAN

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